﻿{"id":1015,"date":"2012-05-05T23:42:02","date_gmt":"2012-05-05T21:42:02","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/isj\/?p=1015"},"modified":"2013-07-13T22:28:17","modified_gmt":"2013-07-13T20:28:17","slug":"je-revais-dune-societe-faite-pour-lecole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/je-revais-dune-societe-faite-pour-lecole\/","title":{"rendered":"Je r\u00eavais d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 faite pour l&rsquo;\u00e9cole"},"content":{"rendered":"<h2>Je r\u00eavais d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 faite pour l&rsquo;\u00e9cole<\/h2>\n<p style=\"color: #999999;\">Publi\u00e9 le 25\/02\/2008 dans La Libre Belgique<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;\u00e9cole doit conduire chaque \u00eatre hors de lui-m\u00eame en le conduisant hors de sa condition imparfaite d&rsquo;enfant et lui donner acc\u00e8s \u00e0 la parole, source d&rsquo;humanit\u00e9 pour le r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 lui-m\u00eame.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un article pr\u00e9c\u00e9dent [1], j&rsquo;ai voulu stigmatiser le proc\u00e8s syst\u00e9matique de notre syst\u00e8me \u00e9ducatif et de ses acteurs; proc\u00e8s d&rsquo;autant plus injuste qu&rsquo;il est trop souvent men\u00e9 \u00e0 charge et rarement \u00e0 d\u00e9charge, faisant de l&rsquo;\u00e9cole l&rsquo;unique responsable de ses dysfonctionnements, bien r\u00e9els, je le conc\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai \u00e9galement voulu refuser de r\u00e9duire l&rsquo;analyse d&rsquo;une activit\u00e9 sp\u00e9cifiquement humaine comme l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 une litanie de donn\u00e9es chiffr\u00e9es donnant l&rsquo;impression que l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve peut ainsi \u00eatre \u00ab\u00a0mesur\u00e9\u00a0\u00bb comme un objet, un simple produit. Ces donn\u00e9es ne sont qu&rsquo;un aspect d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 vaste comme un iceberg. \u00c9l\u00e9ment d&rsquo;analyse, elles doivent \u00eatre relativis\u00e9es, contextualis\u00e9es et, par l\u00e0, participer d&rsquo;une analyse globale de notre r\u00e9alit\u00e9 scolaire. Cependant, outre ces chiffres, notre \u00e9cole et les d\u00e9fis qui se profilent r\u00e9clament \u00e9galement, de toute urgence, une analyse philosophique en profondeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui, l&rsquo;\u00e9cole h\u00e9site; l&rsquo;\u00e9cole conna\u00eet bien des d\u00e9faites dans son long combat pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9; l&rsquo;\u00e9cole reste insuffisante dans ses apports. Oui, elle est, pour partie, responsable de ses manquements. Mais elle n&rsquo;est pas seule responsable de ses \u00e9checs. L&rsquo;\u00e9cole sera ce que la soci\u00e9t\u00e9 veut qu&rsquo;elle soit : soit un \u00e9l\u00e9ment au service d&rsquo;une certaine id\u00e9e de l&rsquo;humanit\u00e9 vers laquelle nous devons tendre, soit l&rsquo;instrument au service d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0consum\u00e9riste et mercantile\u00a0\u00bb exigeant un \u00eatre format\u00e9 suivant les int\u00e9r\u00eats \u00ab\u00a0hic et nunc\u00a0\u00bb de la dure loi du march\u00e9.<a href=\"http:\/\/localhost\/isj\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/je_revais.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1019\" title=\"je_revais\" src=\"http:\/\/localhost\/isj\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/je_revais.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"232\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bachelard r\u00eavait d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 faite pour l&rsquo;\u00e9cole plut\u00f4t que d&rsquo;une \u00e9cole faite pour la soci\u00e9t\u00e9. Voil\u00e0 le d\u00e9fi que nous devons relever d\u00e8s aujourd&rsquo;hui pour demain: imaginer une formidable ouverture sur le futur, accepter que l&rsquo;\u00e9cole (skol\u00e8) soit comme une parenth\u00e8se dans la vie quotidienne et ses tracas, ses probl\u00e9matiques, ses d\u00e9fis \u00e0 relever maintenant, ses int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats &#8230; Refuser de se noyer dans le monde pour, en s&rsquo;en retirant le temps d&rsquo;une enfance et d&rsquo;une adolescence, pouvoir se l&rsquo;approprier au travers de sa culture, de ses savoirs et de la relativit\u00e9 de ses valeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l&rsquo;explicite le concept d&rsquo;<em>\u00e9ducation<\/em>, l&rsquo;\u00e9cole doit conduire chaque \u00eatre hors de lui-m\u00eame en le conduisant hors de sa condition imparfaite d&rsquo;enfant et lui donner acc\u00e8s \u00e0 la parole, source d&rsquo;humanit\u00e9 pour le r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 lui-m\u00eame. Comme l&rsquo;\u00e9crit Pena Ruiz, <em>\u00ab\u00a0conna\u00eetre c&rsquo;est apprendre \u00e0 dire &lsquo;je&rsquo; en se d\u00e9couvrant soi-m\u00eame comme auteur de ses pens\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9fendre une telle conception de l&rsquo;\u00e9cole, c&rsquo;est accepter qu&rsquo;y soient enseign\u00e9s, en plus de la parole, une culture, des savoirs, des techniques &#8230; C&rsquo;est, pour les adultes qui enseignent, assumer le monde qu&rsquo;ils transmettent aux enfants, ainsi que l&rsquo;affirmait Hannah Arendt. Un tel enseignement doit pouvoir se d\u00e9gager de l&rsquo;imm\u00e9diatet\u00e9, des effets de mode&#8230; Il doit pouvoir cibler l&rsquo;enseignement sur les principes de base, les fondements des diff\u00e9rentes disciplines qui ont autoris\u00e9 le progr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, surtout, une telle conception de l&rsquo;\u00e9cole lui redonne la noblesse de son statut ambitieux, mais fondamental \u00ab\u00a0d&rsquo;institution\u00a0\u00bb. Le concept est d&rsquo;importance, ainsi que le rappelle Alain Rey dans <em>son Dictionnaire culturel: \u00ab\u00a0L&rsquo;ensemble des formes ou structures fondamentales d&rsquo;organisation sociale, telles qu&rsquo;elles sont \u00e9tablies par la loi ou la coutume&#8230;\u00a0\u00bb<\/em>. Ce sens est redoubl\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9cole, d\u00e8s 1552, par la voix de Rabelais qui reprenait l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une action d&rsquo;instruire, de former par l&rsquo;\u00e9ducation (<em>l&rsquo;instituteur&#8230;<\/em>). Il s&rsquo;agit donc, pour une soci\u00e9t\u00e9, par ses institutions scolaires, d&rsquo;instituer ses futurs membres, de les \u00ab\u00a0fonder\u00a0\u00bb. Entreprise essentielle s&rsquo;il en est, mais dont nos gouvernants doivent garantir l&rsquo;ind\u00e9pendance face aux contraintes du moment afin d&rsquo;\u00e9lever des individus \u00e0 critiquer pour maintenir, am\u00e9liorer ou changer, ce qui permettra \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de figurer une \u00e9tape nouvelle sur la voie d&rsquo;une humanit\u00e9 en pleine possession d&rsquo;elle-m\u00eame dans le respect de ses diff\u00e9rences, sources de richesse plut\u00f4t que de tensions. L&rsquo;\u00e9cole ne peut ni \u00eatre assujettie \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie ni \u00eatre l&rsquo;agent d&rsquo;une id\u00e9ologie dominante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9cole, c&rsquo;est aussi la porte ouverte vers le symbolique, c&rsquo;est le lieu de la parole, elle-m\u00eame autorit\u00e9. La parole distribue chacun des parlants dans le fil du discours. Celui-ci, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, permet \u00e0 l&rsquo;enseignant d&rsquo;avancer des propositions fond\u00e9es sur la raison, les savoirs h\u00e9rit\u00e9s. D&rsquo;autre part, il permet \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de discuter celles-ci. Cependant, si les jeunes ne savent plus entrer dans le fil du discours, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils n&rsquo;entrent plus dans le symbolique, celui-ci \u00e9tant farouchement rejet\u00e9 voire combattu par notre monde privil\u00e9giant la consommation, comme le d\u00e9montre Dany-Robert Dufour dans ses ouvrages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vocation premi\u00e8re de l&rsquo;\u00e9cole est de permettre \u00e0 chacun de prendre du recul vis-\u00e0-vis de la soci\u00e9t\u00e9 et des valeurs qu&rsquo;elle v\u00e9hicule ou de l&rsquo;exercice d&rsquo;une profession et des rapports de hi\u00e9rarchisation, de suj\u00e9tion que cette pratique fait \u00e9merger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9cole est le lieu de la d\u00e9couverte et du d\u00e9veloppement de la libert\u00e9. Paradoxalement, c&rsquo;est au travers des contraintes qu&rsquo;elle s&rsquo;acquiert. La libert\u00e9 n&rsquo;est possible que par les contraintes partag\u00e9es et accept\u00e9es pour garantir la libert\u00e9 de tous et de chacun. Une soci\u00e9t\u00e9 faite pour l&rsquo;\u00e9cole doit admettre que s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent des hommes et des femmes libres, capables de la remettre en d\u00e9bat et doit parvenir \u00e0 r\u00e9concilier les enfants avec l&rsquo;autorit\u00e9. Intimement li\u00e9 au rapport au temps, ce qui fait autorit\u00e9, comme l&rsquo;avaient compris nos anc\u00eatres romains, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;anciennet\u00e9, synonyme de connaissances acquises, de conservation d&rsquo;une tradition, fondement de l&rsquo;ordre monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vision d\u00e9pass\u00e9e diront les sceptiques. Vision dangereuse diront les \u00ab\u00a0libertaires\u00a0\u00bb confondant autorit\u00e9 et pouvoir. J&rsquo;ose, quant \u00e0 moi, affirmer qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une vision d&rsquo;avenir pour une \u00e9cole recouvrant son r\u00f4le instituant. Ce qui fait autorit\u00e9, c&rsquo;est justement cette id\u00e9e selon laquelle nous d\u00e9tenons un savoir ant\u00e9rieur qui sera partag\u00e9, transmis puis parfois critiqu\u00e9 : l\u00e0 est l&rsquo;objet d&rsquo;un enseignement offrant \u00e0 chacun la possibilit\u00e9 de s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Comme l&rsquo;\u00e9crit Marcel Gauchet, nous devons admettre que <em>\u00ab\u00a0le monde dans lequel nous entrons nous pr\u00e9c\u00e8de\u00a0\u00bb<\/em>. Il en va ainsi du savoir aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, d\u00e9\u00e7ues par ce pass\u00e9 marqu\u00e9 du sceau de la violence et de la barbarie tout autant que d\u00e9sabus\u00e9es par un avenir devenu incertain qui ne prend plus pour avatar la certitude du progr\u00e8s, les soci\u00e9t\u00e9s postmodernes vivent au pr\u00e9sent, elles refusent de revenir sur ce qui a \u00e9t\u00e9 et craignent ce qui peut advenir&#8230; Le XXe si\u00e8cle (et ses faillites humaines les plus absolues) a connot\u00e9 n\u00e9gativement le pass\u00e9 comme parsem\u00e9 d&rsquo;erreurs et de crimes. Depuis la Shoah, la culture n&rsquo;est plus garante de l&rsquo;humanit\u00e9, elle ne prot\u00e8ge plus l&rsquo;homme contre lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce que je demande donc aux responsables de notre enseignement, c&rsquo;est de ne pas uniquement r\u00e9agir aux classements des performances de nos \u00e9l\u00e8ves. Ceux-ci sont mauvais, certes, mais ils exigent une remise en question de nos pratiques \u00e0 tous. Ils d\u00e9montrent que la massification de l&rsquo;enseignement a \u00e9t\u00e9 manqu\u00e9e et, par voie de cons\u00e9quence, sa d\u00e9mocratisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je voudrais surtout que la r\u00e9flexion retrouve son droit, que ces r\u00e9sultats soient lus dans notre contexte d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 capitaliste et mercantile. D&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 du pr\u00e9sent qui prive les enseignants de l&rsquo;autorit\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e0 la transmission. D&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 techniciste qui nous \u00e9loigne toujours plus du temps et du lieu d&rsquo;\u00e9nonciation qui a autoris\u00e9 le d\u00e9veloppement technique et qui refuse d&rsquo;y retourner par souci de rentabilit\u00e9 imm\u00e9diate plus que d&rsquo;efficience. D&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 consum\u00e9riste qui r\u00e9clame des individus qualifi\u00e9s tr\u00e8s justement d&rsquo;\u00e9go-gr\u00e9gaires par Dany-Robert Dufour. D&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 dont nos politiques doivent pouvoir se distancier afin de nous ouvrir \u00e0 un demain plus respectueux du potentiel d&rsquo;humanit\u00e9 qui est en nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rendez-nous donc les moyens d&rsquo;affronter les d\u00e9fis et missions de l&rsquo;\u00e9cole. Ne faites pas de nous des victimes expiatoires d&rsquo;un p\u00e9dagogisme postmoderne qui refuse d&rsquo;imposer aux \u00e9l\u00e8ves des travaux \u00ab\u00a0difficiles\u00a0\u00bb. Permettez-nous de redevenir des p\u00e9dagogues qui <em>proposent<\/em> devant des \u00e9l\u00e8ves qui apprennent \u00e0 se distancier et \u00e0 exercer leur <em>sens critique<\/em>. Donnez-nous les moyens d&rsquo;enseigner \u00e0 nouveau. Aidez-nous \u00e0 r\u00e9concilier les hommes de demain avec <em>un pass\u00e9 dont ils h\u00e9ritent sans testament<\/em> comme l&rsquo;affirmait Ren\u00e9 Char. Permettez-nous de donner acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;ordre du symbolique \u00e0 nos chers bambins m\u00eame et surtout si cela les rend plus imperm\u00e9ables aux messages de consommation dont ils sont abreuv\u00e9s du matin au soir et plus critiques vis-\u00e0-vis des promesses \u00e9lectorales et des conflits d&rsquo;int\u00e9r\u00eats partisans. Permettez que nous leur redonnions l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la parole plut\u00f4t qu&rsquo;aux bavardages bruyants, indiff\u00e9renci\u00e9s et sans fond dont les reality-shows nous gavent. La vraie parole, celle qui \u00e9nonce et r\u00e9v\u00e8le en nous-m\u00eames ce qui fait notre humanit\u00e9, celle qui nous fait rencontrer l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La distance que je me suis autoris\u00e9 \u00e0 prendre par rapport Arendt, Gauchet ou Dufour n&rsquo;est, somme toute, que le reflet du respect \u00e9prouv\u00e9 pour leur pens\u00e9e. Elle est le fruit d&rsquo;une \u00e9ducation qui m&rsquo;a ouvert \u00e0 la dimension symbolique, \u00e0 la parole me rendant ainsi humain. Remerciant mes ma\u00eetres d&rsquo;hier, j&rsquo;esp\u00e8re pouvoir \u00e0 mon tour nommer le monde qui m&rsquo;entoure, le construire avec d&rsquo;autres pour ensuite le transmettre \u00e0 celles et ceux \u00e0 venir.<\/p>\n<p>[1]. <em>Pleure ton \u00e9cole bafou\u00e9e<\/em>, in La Libre, 10 d\u00e9cembre 2007.<\/p>\n<p>Philippe ANSELIN<\/p>\n<p>Directeur de l&rsquo;Institut Saint-Joseph de Charleroi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je r\u00eavais d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 faite pour l&rsquo;\u00e9cole Publi\u00e9 le 25\/02\/2008 dans La Libre Belgique &nbsp; L&rsquo;\u00e9cole doit conduire chaque \u00eatre hors de lui-m\u00eame en le conduisant hors de sa condition imparfaite d&rsquo;enfant et lui donner acc\u00e8s \u00e0 la parole, source<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[],"class_list":["post-1015","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-41"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1015\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}