﻿{"id":32,"date":"2011-05-30T18:21:11","date_gmt":"2011-05-30T16:21:11","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/isj\/?page_id=32"},"modified":"2017-05-24T17:44:51","modified_gmt":"2017-05-24T15:44:51","slug":"historique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.isj.org\/index.php\/lecole\/historique\/","title":{"rendered":"Historique"},"content":{"rendered":"<h2>Introduction<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1680, \u00e0 Reims, un jeune pr\u00eatre ouvre \u00ab\u00a0une \u00e9cole populaire de charit\u00e9, gratuite et destin\u00e9e aux enfants du peuple des villes et des campagnes\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;appelait Jean-Baptiste de la Salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa m\u00e9thode, l&rsquo;enseignement simultan\u00e9 dispens\u00e9 dans la langue maternelle et non plus en latin comme cela se faisait jusque l\u00e0 dans toutes les \u00e9coles, \u00e9tait r\u00e9volutionnaire. Elle lui assura le succ\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques ann\u00e9es plus tard, il ouvrira avec ses disciples de nouveaux types d&rsquo;\u00e9coles afin de r\u00e9pondre aux nombreuses demandes qui lui \u00e9taient adress\u00e9es: \u00e9cole normale appel\u00e9e \u00ab\u00a0s\u00e9minaire des ma\u00eetres\u00a0\u00bb, \u00e9coles professionnelle et m\u00eame des \u00ab\u00a0pensions de force\u00a0\u00bb destin\u00e9es aux enfants difficiles et aux d\u00e9linquants. Il mourra \u00e0 Rouen en 1719, mais son oeuvre ne dispara\u00eetra pas avec lui. En effet, en 1725, le pape Beno\u00eet XIII approuvera l&rsquo;Institution des Fr\u00e8res des \u00e9coles chr\u00e9tiennes qui se d\u00e9veloppera bient\u00f4t dans le monde entier. La Belgique accueillera ses premi\u00e8res \u00e9coles des fr\u00e8res d\u00e8s le XVIII\u00b0 si\u00e8cle.<\/p>\n<h2>L&rsquo;\u00e9volution d&rsquo;un id\u00e9al<\/h2>\n<h3>De 1841 \u00e0 1914<\/h3>\n<p>C&rsquo;est en 1841 que les premiers Fr\u00e8res s&rsquo;install\u00e8rent \u00e0 Charleroi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;\u00e9poque, Charleroi, centre d&rsquo;une intense activit\u00e9 industrielle (charbon, verre, m\u00e9tallurgie) \u00e9tait essentiellement peupl\u00e9e par un prol\u00e9tariat mis\u00e9rable le plus souvent priv\u00e9 d&rsquo;instruction mais aussi d&rsquo;\u00e9ducation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc tout naturellement aux Fr\u00e8res des \u00e9coles chr\u00e9tiennes que fit appel l&rsquo;abb\u00e9 Lema\u00eetre, cur\u00e9 de la ville basse, afin que soit offertes aux enfants de la classe ouvri\u00e8re (et ouvriers eux-m\u00eames) l&rsquo;instruction et l&rsquo;\u00e9ducation qui devaient les aider \u00e0 sortir de leurs conditions de vie sordides.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lundi 12 octobre 1840, trois Fr\u00e8res s&rsquo;install\u00e8rent dans une maison de la rue de Dampremy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux classes y furent am\u00e9nag\u00e9es. D\u00e8s la premi\u00e8re rentr\u00e9e, 186 \u00e9l\u00e8ves venus de Charleroi et des communes voisines se pressaient devant les portes de l&rsquo;\u00e9tablissement&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1851, les Fr\u00e8res cr\u00e9aient une deuxi\u00e8me \u00e9cole au Faubourg de Charleroi afin d&rsquo;y accueillir 140 nouveaux \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux \u00e9coles, cela co\u00fbtait relativement cher, surtout depuis la suppression des subsides de l&rsquo;Etat et la perte de certains dons. C&rsquo;est pourquoi, sous la direction du Fr\u00e8re Malerin (1859-1872), et contrairement \u00e0 l&rsquo;id\u00e9al lassalien, il fallut rendre les classes payantes: les enfants des familles bourgeoises furent soumis \u00e0 une r\u00e9tribution scolaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre 1872 et 1886, l&rsquo;Institut conna\u00eetra un changement consid\u00e9rable. Install\u00e9 rue de Dampremy qui courait alors le long de la Sambre, l&rsquo;Institut \u00e9tait donc situ\u00e9 dans la partie la moins salubre de la ville. Or, en 1874, la ville mit en vente des parcelles de terrain sur l&#8217;emplacement des anciennes fortifications. Profitant de l&rsquo;occasion, les Fr\u00e8res firent l&rsquo;acquisition d&rsquo;une parcelle de 14 ares 95 centiares afin d&rsquo;y \u00e9riger un nouvel institut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Commenc\u00e9 le 16 ao\u00fbt 1874, les travaux s&rsquo;achev\u00e8rent en mars 1875. Le b\u00e2timent fut plac\u00e9 sous le vocable de Saint Joseph.<br \/>\nModerne, il \u00e9tait \u00e9quip\u00e9 du gaz pour l&rsquo;\u00e9clairage de la maison et des classes, de conduites d&rsquo;eau, de citernes pour les classes et le jardin. Bref, il \u00e9tait solidement ancr\u00e9 dans sa nouvelle implantation du boulevard Audent (qui deviendra boulevard de l&rsquo;Yser apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale)<\/p>\n<h3>La premi\u00e8re guerre<\/h3>\n<p>En 1914, gr\u00e2ce aux 2 classes ajout\u00e9es aux 4 existantes, l&rsquo;Institut pouvait accueillir 403 \u00e9l\u00e8ves !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, le 4 ao\u00fbt de cette m\u00eame ann\u00e9e, la guerre \u00e9clatait et la Belgique fut le premier pays \u00e0 \u00eatre envahi par l&rsquo;Allemagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le 22 ao\u00fbt, la ville de Charleroi \u00e9tait bombard\u00e9e et les fantassins allemands p\u00e9n\u00e9traient dans la ville. Ils se heurt\u00e8rent \u00e0 une forte r\u00e9sistance des arm\u00e9es fran\u00e7aises venues au secours de la Belgique. Celles-ci ne purent les emp\u00eacher de remonter le boulevard Audent o\u00f9 ils incendi\u00e8rent de nombreux immeubles. L&rsquo;Institut fut du lot. Mais, tr\u00e8s vite, les travaux de reconstruction furent entam\u00e9s et d\u00e8s 1917, le rez-de-chauss\u00e9e et le premier \u00e9tage \u00e9taient \u00e0 nouveau en \u00e9tat de recevoir des \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<h3>De 1918 \u00e0 nos jours<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est en 1921, et gr\u00e2ce \u00e0 Jules Destr\u00e9e, que l&rsquo;obligation scolaire passa de 12 \u00e0 14 ans. Ce qui, pour les enfants des classes les moins favoris\u00e9es repr\u00e9sentait une chance suppl\u00e9mentaire de sortir d&rsquo;une vie exclusivement consacr\u00e9e au travail. Ils furent de ce fait, plus nombreux encore \u00e0 l&rsquo;Institut !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1929, l&rsquo;Institut comptait 2 sections: une section primaire et une section d&rsquo;\u00e9tudes moyennes appel\u00e9e section administrative (3 ans). A cette \u00e9poque, le programme des humanit\u00e9s modernes \u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9 dans les 7\u00b0 et 8\u00b0 ann\u00e9es primaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui pr\u00e9parait nos \u00e9l\u00e8ves \u00e0 occuper des emplois dans des entreprises industrielles, au concours de recrutement d&#8217;employ\u00e9s dans certaines administrations publiques, \u00e0 pr\u00e9senter des examens de g\u00e9om\u00e8tre-arpenteur ou les examens d&rsquo;entr\u00e9e aux \u00e9coles sp\u00e9ciales et aux universit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1946: l&rsquo;Institut Saint Joseph et le Coll\u00e8ge du Sacr\u00e9 Coeur furent confront\u00e9s \u00e0 un choix crucial. En effet, ces 2 institutions s&rsquo;\u00e9taient sp\u00e9cialis\u00e9es dans les humanit\u00e9s modernes. Deux \u00e9tablissements aussi proches organisant le m\u00eame type d&rsquo;enseignement, c&rsquo;\u00e9tait un de trop ! A leur grand soulagement, les Fr\u00e8res apprirent la r\u00e9solution des J\u00e9suites d&rsquo;abandonner les humanit\u00e9s modernes au profit des \u00e9tudes classiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Institut devint ainsi, pour la r\u00e9gion de Charleroi, l&rsquo;\u00e9cole des humanit\u00e9s modernes pour le r\u00e9seau catholique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Agrandi plusieurs fois, l&rsquo;Institut connut d&rsquo;un changement important en 1966. C&rsquo;est en effet \u00e0 cette date qu&rsquo;il se constitua en ASBL.<\/p>\n<p>Autre changement dans la vie de notre \u00e9cole, son passage en 1975 sous la direction d&rsquo;un la\u00efc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Institut conna\u00eetra alors de nouvelles extensions: achat des terrains et b\u00e2timents appartenant encore \u00e0 la paroisse Saint Christophe, achat de l&rsquo;immeuble sis au n\u00b038 du boulevard de l&rsquo;Yser, regroupement avec l&rsquo;\u00e9cole de Couillet-Hauchies permettant l&rsquo;ouverture d&rsquo;une \u00e9cole maternelle, fusion avec l&rsquo;\u00e9cole technique et professionnelle de la Broucheterre connue sous le nom d&rsquo;Institut des Filles de Marie, achat du n\u00b026 de la rue de France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant aux ann\u00e9es 80, elles verront l&rsquo;arriv\u00e9e du r\u00e9nov\u00e9 et de la mixit\u00e9 dans nos vieux murs&#8230;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Petit \u00e0 petit, la population de l&rsquo;Institut va cro\u00eetre jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre les 1380 \u00e9l\u00e8ves.<br \/>\nCette \u00e9volution posera avec acuit\u00e9 la question de l&rsquo;\u00e9troitesse des locaux. La d\u00e9cision de construire une nouvelle \u00e9cole sera prise en 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est en 1992 que fut obtenu l&rsquo;accord pour l&rsquo;achat par l&rsquo;\u00e9cole du terrain appartenant \u00e0 l&rsquo;Igretec (anciennement Ouvriers R\u00e9unis). Nos anciens b\u00e2timents furent revendus.<\/p>\n<p>La construction d\u00e9marra en 1995 pour s&rsquo;achever en 1997.<\/p>\n<p>Nous p\u00fbmes entrer dans nos nouveaux murs la veille du cong\u00e9 de l&rsquo;Ascension !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ann\u00e9e 2008 a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion d&rsquo;un nouvel agrandissement avec la construction de la nouvelle aile reliant le b\u00e2timent principal \u00e0 celui de fa\u00e7ade. Ces surfaces suppl\u00e9mentaires ont permis de renforcer notre capacit\u00e9 d&rsquo;accueil en cr\u00e9ant une nouvelle salle des professeurs, en ouvrant des locaux de cours suppl\u00e9mentaires et en \u00e9largissant significativement la taille de notre centre de documentation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En avril 2016, une c\u00e9r\u00e9monie dans nos murs a permis de f\u00eater avec faste et fiert\u00e9 le 175e anniversaire de la cr\u00e9ation de notre Institut Saint-Joseph, plus ancienne \u00e9cole dans la ville de Charleroi qui f\u00eatait, elle, les 350 ans de sa fondation.<\/p>\n<h2>En guise de conclusion<\/h2>\n<p>Rappelons la mission que l&rsquo;Institut s&rsquo;efforce de remplir aujourd&rsquo;hui:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0L&rsquo;Institut Saint-Joseph est une des plus importantes \u00e9coles catholiques du centre de Charleroi. Populaire par son public, non s\u00e9lective, l&rsquo;\u00e9cole est marqu\u00e9e par son souci d&rsquo;accueil, de disponibilit\u00e9 et d&rsquo;aide aux \u00e9tudiants, et ce, &nbsp;dans la tradition lassalienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De l&rsquo;ext\u00e9rieur, elle appara\u00eet aux gens qui la c\u00f4toient ou la fr\u00e9quentent comme pouvant offrir \u00e0 une certaine \u00ab\u00a0\u00e9lite populaire\u00a0\u00bb une promotion sociale \u00e0 travers l&rsquo;attention r\u00e9elle accord\u00e9e \u00e0 la r\u00e9ussite scolaire et \u00e0 la r\u00e9alisation de tous\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;analyse, cette mission est en conformit\u00e9 avec l&rsquo;id\u00e9al lassalien qui \u00e0 pr\u00e9sid\u00e9 aux premiers pas de notre Institution tout en refl\u00e9tant les n\u00e9cessaires adaptations que le contexte politique, \u00e9conomique, social et p\u00e9dagogique dans lequel elle a \u00e9volu\u00e9 lui ont impos\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet id\u00e9al qui guide nos pratiques d&rsquo;\u00e9cole existe donc depuis maintenant 175 ans et fait notre fiert\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction En 1680, \u00e0 Reims, un jeune pr\u00eatre ouvre \u00ab\u00a0une \u00e9cole populaire de charit\u00e9, gratuite et destin\u00e9e aux enfants du peuple des villes et des campagnes\u00a0\u00bb. 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